lundi 28 avril 2014

L’importance de défendre le français et de lutter contre l’illettrisme


« Avec l’anglais on va au bout du monde, avec le français, on va au bout des choses.» Le français est après le latin, la langue la plus précise et la plus concise au monde, c'est pourquoi elle a été pendant des siècles la langue diplomatique européenne. Si les résolutions de l’ONU étaient rédigées en français, il ne pourrait pas en exister deux lectures, israélienne et palestinienne. Le français est avec l’anglais la seule langue dont on trouve des locuteurs où que l’on aille dans le monde. C’est la raison pour laquelle il est la cible de l’impérialisme linguistique anglo-étasunien, comme principal concurrent à la mondialisation de la langue anglaise.

Je comprends la colère de Michel Serres qui veut faire la grève contre l’invasion de l’anglais, contre les publicités en anglais. Il s’en prend à la classe dominante qui ne veut pas parler la même langue que le peuple. La classe dominante parle anglais et le français est devenu la langue des pauvres. Et dit-il, «il y a plus de mots anglais sur les murs de Toulouse qu’il y avait de mots allemands pendant l’Occupation ».

Dans le langage courant, à la télévision, les digues élevées par la politesse contre le déferlement de la matière ont été emportées. La vulgarité l’emporte et ne semble même plus audible.
Notre ministre de l’Enseignement Supérieur, déclare le 20 mars 2013 « Si nous n’autorisons pas les cours en anglais, nous n’attirerons pas les étudiants des pays émergents comme la Corée du Sud et l’Inde. Et nous nous retrouverons à cinq à discuter de Proust autour d’une table, même si j’aime Proust. ». Il ne resterait donc plus que cinq personnes cultivées en France?… C’est reconnaître que les 80 % de jeunes qui obtiennent le baccalauréat ne sont pas cultivés.

Une langue pauvre en vocabulaire est une cause de violence.

Plus de 20 % de la population française ne possède qu’une langue réduite dans ses ambitions et dans ses moyens : 600 à 800 mots, quand il nous en faut en moyenne 5 000 à 6 000 pour accepter et comprendre nos différences.

Nous pensons à ces jeunes prêts à exploser à la première vexation, au premier « manque de respect » comme ils disent. Leurs parents et leurs maîtres n’ont pas su leur transmettre la capacité de mettre pacifiquement en mots leur pensée pour l’autre. L’illettrisme accompagne et aggrave l’exclusion. Il rend vulnérable face à des discours intégristes.

Ecoutons Jacqueline de Romilly, cette grande dame : « Apprendre à penser, à réfléchir, à être précis, à peser les termes de son discours, à échanger les concepts, à écouter l’autre, c’est être capable de dialoguer ; c’est le seul moyen d’endiguer la violence qui monte en nous. La parole est le rempart contre la bestialité. »

Maurice Collin, Grenoble - 9 janvier 2014

mercredi 23 avril 2014

Pour la sortie de la France de l'OTAN

 
 
 
 
Un article plus récent sur la vassalisation des pays faisant partie de l'OTAN aux Etats-Unis d'Amérique :
 
 
Entrée en matière : "Une question toute bête, toute simple : pourquoi y-a-t-il des bases de l’Otan, (disons plus franchement américaines) avec des missiles braqués sur la Russie, en Estonie, en Pologne, en Roumanie ?"

 

mardi 15 avril 2014

Anti Europe fédérale



"[Depuis 15 ans] le pouvoir d'achat n'a pas baissé"
François Lenglet, ancien directeur de BFM Business ("consultant" ès économie France 2)

Des paroles et des actes -  jeudi 10 avril 2014

A chacun le soin de déterminer si son salaire a augmenté en proportion...



FT : Je récuse le qualificatif "d'eurosceptique" qui laisse à penser que tout le monde serait pour l'Europe et qu'il n'y aurait en France, en somme - tout au plus -, que des gens habités par le doute : l'union européenne, je suis contre !