dimanche 2 mars 2014

Le meilleur des mondes, [c'est maintenant] - Huxley 1932

 
 
« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.

Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »

 
Aldous Huxley, 1932

vendredi 28 février 2014

Mânes de nos aïeux... - Jacques André Emery, poème

Roland à Roncevaux

Le comte de Lowendal, Ulrich-Frédéric Woldemar : Maréchal de France 1700-1755
(Jacques André Emery - poème)

Article 2 de la Constitution : "La langue de la République est le français"


Dans chaque lieu public, j'interviens pour défendre la langue française
de moins en moins respectée !

Encore aujourd'hui, au théâtre musical du Châtelet où un pianiste anglais
a fait un long discours dans sa langue.......


L'animateur qui l'accompagnait a demandé au public :
" Est-ce vraiment nécessaire de vous traduire " ?

Et devant l'assemblée, j'ai crié un grand Oui !
Et à tous, j'ai adressé ce message, avec un large sourire :

" Oui, traduisez ! Car je vous rappelle que nous sommes en France !
La langue française est la langue de la république ! "

Apparemment, je suis ici, seul à m'en souvenir....

mais qu'importe ! 


 ... " et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là.....disait Victor Hugo ! "

mercredi 29 janvier 2014

Histoire naturelle - superbe !


 
(conseil : mettre le mode plein écran une fois la vidéo lancée en cliquant sur le rectangle en bas à droite - mettre le son)

mardi 21 janvier 2014

Le drapeau


21 janvier 2014 - 66e anniversaire de l'adoption du drapeau du Québec

21 janvier 1948 - Adoption par l'Assemblée nationale du fleurdelisé comme drapeau national du Québec.

Mercredi le 21 janvier 1948 fut descendu du parlement national Québecois le drapeau de la Grande Bretagne l'Union jack qui y flottait depuis la conquête de 1760. ...

Depuis cette date y flotte le fleurdelisé drapeau national du Québec.

« Le Québec a maintenant son drapeau.

Un drapeau à croix blanche sur champs azur et avec lys, et au moment où je vous parle, il flotte déjà sur la tour de notre parlement.

Un drapeau c'est un emblème.

Un drapeau c'est un signe de ralliement.

Un drapeau c'est une manifestation de majorité.

Un drapeau c'est l'illustration du désir de vivre et de survivre.

Un drapeau c'est une preuve comme quoi nous ne sommes pas en curatelle ni en tutelle.

Un drapeau c'est dire que nous sommes quelqu'un, que nous descendons de quelqu'un, que nous voulons vivre notre vie et survivre dans le respect des droits de chacun en exigeant le respect intégral de nos prérogatives, de nos droits et de nos libertés.
»

Maurice Duplessis,
Premier ministre du Québec,
21 janvier 1948.

vendredi 17 janvier 2014

La mondialisation - Jean-Marie Rouart

 
 
La mondialisation est une catastrophe.
Elle est une forme de barbarie qui détruit et aplanit toutes les identités.
Elle est destructrice sur le plan économique, écologique, politique.
Avant d'être anglo-saxonne, c'est une énorme machine commerçante.
Je suis pour l'universalisme, son contraire. ...

La mondialisation emploie certes la langue anglaise,
mais sous une forme médiocre.
Le français résiste davantage à la médiocrité.


Jean-Marie Rouart de l'Académie française

Né en 1943, Jean-Marie Rouart est journaliste et écrivain.

jeudi 16 janvier 2014

Langage et science - Lavoisier


 
Le mot doit faire naître l'idée ;
l'idée doit peindre le fait :
ce sont trois empreintes d'un même cachet ;
et, comme ce sont les mots qui conservent les idées
et qui les transmettent, ...

il en résulte qu'on ne peut perfectionner le langage
sans perfectionner la science,
ni la science sans le langage.


Antoine-Laurent de Lavoisier, 1743-1794