samedi 12 janvier 2013

Anti foot : la ligue des décérébrés


Babou devrait rejoindre le groupe A
au printemps prochain

"L’Occident moderne ne peut tolérer que des hommes préfèrent travailler moins et se contenter de peu pour vivre ; comme la quantité seule compte, et comme ce qui ne tombe pas sous le sens est d’ailleurs tenu pour inexistant, il est admis que celui qui ne s’agite pas et qui ne produit pas matériellement ne peut être qu’un « paresseux » ; sans même parler à cet égard des appréciations portées couramment sur les peuples orientaux, il n’y a qu’à voir comment sont jugés les ordres contemplatifs, et cela jusque dans les milieux soi-disant religieux. Dans un tel monde, il n’y a plus de place pour l’intelligence ni pour tout ce qui est purement intérieur, car se sont là des choses qui ne se voient ni ne se touchent, qui ne se comptent ni ne se pèsent : il n’y a de place que pour l’action extérieure sous toutes ses formes, y compris les plus dépourvues de toute signification. Aussi ne faut-il pas s’étonner que la manie anglo-saxonne du « sport » gagne chaque jour du terrain : l’idéal de ce monde, c’est l’ « animal humain » qui a développé au maximum sa force musculaire ; ses héros, ce sont les athlètes, fussent-ils des brutes ; ce sont ceux-là qui suscitent l’enthousiasme populaire, c’est pour leurs exploits que les foules se passionnent ; un monde où l’on voit de telles choses est vraiment tombé bien bas et semble bien près de sa fin."

René Guénon - 1927


Autre article sur le sujet : http://la-dissidence.org/2014/06/28/le-football-ou-lopium-du-peuple/

vendredi 4 janvier 2013

Toute vie est un cadeau - Jean-Paul II

Saint-Arnoult - Oise - Picardie : ainsi s'acheva le premier jour de l'année 2013...
  Toute vie est un cadeau
Dressez-vous pour défendre la vie des personnes âgées et des handicapés ; dressez-vous contre les tentatives pour promouvoir le suicide assisté et l’euthanasie. Dressez-vous pour défendre le mariage et la vie de famille. Dressez-vous pour défendre la pureté. Résistez aux pressions et aux tentations d’un monde qui essaie trop souvent d’ignorer une vérité fondamentale : toute vie est un cadeau de Dieu, notre créateur, et nous devons rendre compte à Dieu de la façon dont nous en usons, soit pour le bien, soit pour le mal…
 
Jean-Paul II

jeudi 6 décembre 2012

Méfaits de l'égalitarisme

 
L'uniformisation réductrice et nivelante engendrée par le monde moderne est une des conséquences de l'égalitarisme. C'est une conception qui se fonde sur la prédominance de la quantité sur la qualité et débouche sur la négation réductrice de toute hiérarchie. L'injustice est la seule victorieuse puisqu'elle ramène au plus petit dénominateur commun, tout l'ensemble des individus. La négation des différences produit une confusion social, puisque personne ne se trouve plus à la place qui lui convient selon sa nature propre .
Le nivellement, se produisant toujours par le bas, il s'ensuit, par un effet d'entrainement invincible, une massification ou le quantitatif prédomine et devient d'autorité le seul critère. Outre les pernicieuses influences du nivèlement sur l'éducation et la formation de ceux qui devraient au contraire bénéficier d'un procesus d'élévation, cette massification conduit les sociétés occidentales vers un matérialisme brutal, qui est donné et imposé comme unique modéle à l'ensemble de la planète, ce qui a pour résultat, une chute dans un amoindrissement qualitatif mondial, amoindrissement radical. Non contents d'uniformiser les êtres, les théories modernes, issues de l'Egalitarisme, étendent cette uniformisation aux choses, en créant par le biais de l'industrialisation massive de "l'abstraction" en série et a la chaîne, noyant de la sorte toutes les sociétés modernes sous un déluge de biens de consommation. Des biens totalement et absolument inutiles, mais qui alimentent le système et l'amène inexorablement vers la transformation artificielle du monde.

La crise du monde moderne : chap VI (le chaos social) - René Guénon 1886-1951

lundi 19 novembre 2012

Vive le Québec libre !


« C'est une immense émotion qui remplit mon cœur en voyant devant moi la ville de Montréal française. (ovation du public) Au nom du vieux pays, au nom de la France, je vous salue. Je vous salue de tout mon cœur ! Je vais vous confier un secret que vous ne répèterez pas, (rires) ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération. (longue ovation)

Et tout le long de ma route, outre cela, j'ai constaté quel immense effort de progrès, de développement, et par conséquent d'affranchissement (ovation) vous accomplissez ici et c'est à Montréal qu'il faut que je le dise, (ovation) parce que, s'il y a au monde une ville exemplaire par ses réussites modernes, c'est la vôtre ! (ovation) Je dis c'est la vôtre et je me permets d'ajouter, c'est la nôtre. (ovation)

Si vous saviez quelle confiance la France réveillée, après d'immenses épreuves, porte maintenant vers vous. Si vous saviez quelle affection, elle recommence à ressentir pour les Français du Canada, (ovation) et si vous saviez à quel point, elle se sent obligée de concourir à votre marche en avant, à votre progrès ! C'est pourquoi elle a conclu avec le gouvernement du Québec, avec celui de mon ami Johnson (ovation) des accords, pour que les Français de part et d'autre de l'Atlantique travaillent ensemble à une même œuvre française. (ovation)

Et, d'ailleurs, le concours que la France va, tous les jours un peu plus, prêter ici, elle sait bien que vous le lui rendrez, parce que vous êtes en train de vous constituer des élites, des usines, des entreprises, des laboratoires, qui feront l'étonnement de tous et qui, un jour, j'en suis sûr, vous permettront d'aider la France. (ovation)

Voilà ce que je suis venu vous dire ce soir en ajoutant que j'emporte de cette réunion inouïe de Montréal un souvenir inoubliable. La France entière sait, voit, entend, ce qui se passe ici et je puis vous dire qu'elle en vaudra mieux.

Vive Montréal ! Vive le Québec ! (ovation)
Vive le Québec... libre ! (très longue ovation)
Vive le Canada français ! Et vive la France ! (ovation) »
 
Charles de Gaulle - Hôtel de ville de Montréal le 24 juillet 1967

samedi 10 novembre 2012

Le mot de Cambronne

Edouard Charles ARMAND-DUMARESQ (1826-1895) : "Le Général Cambronne à Waterloo".

"J'étais au premier rang, avantage que je devais à ma grande taille. L'artillerie anglaise nous foudroyait et nous répondions à chaque décharge par une fusillade de moins en moins nourrie. Entre deux décharges le général Anglais nous cria en français "Grenadiers rendez vous ! " Cambronne répliqua " la garde meurt mais ne se rend pas ! " Je l'ai parfaitement entendu, j'étais à deux mètres de lui.

Le général anglais commanda le feu. Nous reformâmes le carré ; "Grenadiers rendez vous ! Vous serez traités comme les plus beaux soldats du monde !" reprit la voix stricte du général Anglais. Cambronne répliqua à nouveau "La garde meurt mais ne se rend pas !" Tous ceux qui étaient proches de Cambronne dont moi, répétâmes cette phrase, reprise bientôt par tout le carré. Nous essuyâmes une nouvelle terrible décharge. Nous reformâmes encore le carré et nous ouvrîmes le feu à notre tour…
Cette fois ce furent tous les soldats anglais qui nous cernant de toutes parts nous implorèrent de nous rendre... "Grenadiers rendez vous ! rendez vous !"

C'est alors que fou d'impatience et de colère, Cambronne lâcha le fameux "Merde !"
Ce fut le dernier mot que j'entendis car je reçus un boulet dans mon colback qui m'étendit sans connaissance sur un tas de cadavres."

Antoine Deleau (Waterloo - 18 juin 1815)
***
Qui a vaincu à Waterloo ?...C'est un mot ! Un mot qui fracture la poitrine, une insulte à la foudre ! Le plus beau mot qu'un français ait répété ! Dire ce mot et mourir ensuite quoi de plus grand ? C'est foudroyer le tonnerre !


Victor Hugo (Les misérables.1862)

NB : Il semble que le fameux "Merde" du général Cambronne soit un euphémisme, car plusieurs témoins ont déclaré : "Cambronne a dit aux Anglais d'aller se faire f.....!" Il y eut même un procès à ce sujet. En tous cas, la bonne version ne sera jamais connue. Seule certitude, Cambronne a dit quelque chose à l'adresse des Anglais, et ça n'était sûrement pas un compliment.

FT : Dans la vie, comme sur le champ de bataille ; ne se rendre jamais !