mercredi 2 mai 2018
Rappelle-toi - Alfred de Musset (1810-1857)
Rappelle-toi
(Vergiss mein nicht)
(Paroles faites sur la musique de Mozart)
Rappelle-toi, quand l'Aurore craintive
Ouvre au Soleil son palais enchanté ;
Rappelle-toi, lorsque la nuit pensive
Passe en rêvant sous son voile argenté ;
A l'appel du plaisir lorsque ton sein palpite,
Aux doux songes du soir lorsque l'ombre t'invite,
Ecoute au fond des bois
Murmurer une voix :
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, lorsque les destinées
M'auront de toi pour jamais séparé,
Quand le chagrin, l'exil et les années
Auront flétri ce coeur désespéré ;
Songe à mon triste amour, songe à l'adieu suprême !
L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime.
Tant que mon coeur battra,
Toujours il te dira
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, quand sous la froide terre
Mon coeur brisé pour toujours dormira ;
Rappelle-toi, quand la fleur solitaire
Sur mon tombeau doucement s'ouvrira.
Je ne te verrai plus ; mais mon âme immortelle
Reviendra près de toi comme une soeur fidèle.
Ecoute, dans la nuit,
Une voix qui gémit :
Rappelle-toi.
(Paroles faites sur la musique de Mozart)
Rappelle-toi, quand l'Aurore craintive
Ouvre au Soleil son palais enchanté ;
Rappelle-toi, lorsque la nuit pensive
Passe en rêvant sous son voile argenté ;
A l'appel du plaisir lorsque ton sein palpite,
Aux doux songes du soir lorsque l'ombre t'invite,
Ecoute au fond des bois
Murmurer une voix :
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, lorsque les destinées
M'auront de toi pour jamais séparé,
Quand le chagrin, l'exil et les années
Auront flétri ce coeur désespéré ;
Songe à mon triste amour, songe à l'adieu suprême !
L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime.
Tant que mon coeur battra,
Toujours il te dira
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, quand sous la froide terre
Mon coeur brisé pour toujours dormira ;
Rappelle-toi, quand la fleur solitaire
Sur mon tombeau doucement s'ouvrira.
Je ne te verrai plus ; mais mon âme immortelle
Reviendra près de toi comme une soeur fidèle.
Ecoute, dans la nuit,
Une voix qui gémit :
Rappelle-toi.
Alfred de MUSSET (1810-1857)
lundi 22 janvier 2018
lundi 18 décembre 2017
samedi 2 décembre 2017
L'ours blanc
Prenons le cas d’un ours polaire, donc blanc, qui est fragile de la gorge. Il souffre par conséquent du climat dans lequel il vit. Or donc, lassé des perpétuelles laryngites, et autres angines, il décide d’abandonner le pays natal, et d’émigrer vers les tropiques, où les cieux seront plus cléments à sa gorge fragile.
Seulement, voilà. La couleur blanche de son pelage, trop voyante, fait de lui une cible facile dans ce nouvel environnement. Sans compter qu’il crève de chaleur, cette fois, avec sa fourrure polaire. Et c’est là que s’amorce le miracle du mimétisme.
Premier stade, le pelage de notre ours brunit pour s’harmoniser avec les couleurs chaudes des tropiques.
Deuxième stade : son long poil se raccourcit (puisqu’il fait très chaud), jusqu’à devenir complètement ras.
Troisième stade : se rappelant brusquement qu’il a la gorge fragile, il décide de se laisser pousser un cache-col naturel, fait de très longs poils.
Enfin, quatrième et dernier stade : il laisser pousser sa queue (rien que pour faire joli). Sous cette nouvelle apparence, l’ours blanc des régions polaires est devenu le lion de la jungle.
Et si des gens vous disent « il n’y a pas de lions dans la jungle », vous savez maintenant que vous pouvez leur éclater au nez d’un grand rire irrespectueux et répondre : « forcément, ce sont des ours blancs ! »
Gotlib, Trucs-en-vrac
mercredi 29 novembre 2017
Hâte-toi lentement
"Il y avait une fois, dans Bagdad, un Calife et son Vizir. Un jour, le Vizir arriva devant le Calife, pâle et tremblant :
- Pardonne mon épouvante, Lumière des Croyants, mais devant le Palais une femme m’a heurté dans la foule. Je me suis retourné : et cette femme au teint pâle, aux cheveux sombres, à la gorge voilée par une écharpe rouge était la Mort. En me voyant, elle a fait un geste vers moi. Puisque la mort me cherche ici, Seigneur, permets-moi de fuir me cacher loin d’ici, à Samarcande. En me hâtant, j’y serai avant ce soir.
Sur quoi il s’éloigna au grand galop de son cheval et disparu dans un nuage de poussière vers Samarcande. Le Calife sortit alors de son Palais et lui aussi rencontra la Mort. Il lui demanda:
- Pourquoi avoir effrayé mon Vizir qui est jeune et bien-portant ?
Et la Mort répondit :
- Je n’ai pas voulu l’effrayer, mais en le voyant dans Bagdad, j’ai eu un geste de surprise, car je l’attends ce soir à Samarcande."
jeudi 26 octobre 2017
Cardinal Robert Sarah - Conférence Europa Christi (Pologne)
« Chaque nation a le droit de faire la distinction entre les réfugiés authentiques et les migrants économiques qui ne partagent pas la culture de cette nation ».
« L’idéologie de l’individualisme libéral favorise un mélange conçu pour éroder les frontières naturelles des patries et des cultures, et conduit à un monde post-national et unidimensionnel où les seules choses importantes sont la consommation et la production ».
Cardinal Robert Sarah - Conférence Europa Christi (Pologne)
lundi 23 octobre 2017
L'ancienne France - Georges Bernanos
“Je suis un homme de l'ancienne France. C'est à dire de la France car mille ans d'histoire ne sauraient être effacés par cent cinquante ans de tâtonnements malheureux ; l'ancienne France est toute entière dans la France d'aujourd'hui et qui veut l'y voir l'y voit. Moi je la vois.”
Georges Bernanos
samedi 15 juillet 2017
La morelle douce amère du fond du jardin
"la morelle douce-amère est une plante magique, anciennement utilisée et comme contraceptif, et comme aphrodisiaque…
et aussi dans les mélanges de plantes pour avoir des visions.
Une plante puissante, donc, extrêmement toxique : pas que les baies, toutes les parties sont toxiques, sauf les baies noires qui deviennent comestibles seulement pour les oiseaux.
c'est une liane qui ne cause aucun dommage aux plantes sur lesquelles elle s'appuie pour pousser, et une puissante gardienne d'un jardin, pour peu que cela vous parle…"
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